mardi 4 décembre 2012

Valentine Petit - Etreintes (1990)

Carrère 66 889

Quand Art Zoyd fait du commercial...

Oui parce que là c'est sorti chez Carrère, et pas chez Atem ou Cryonic ou Recommended ou autre label de malades mentaux (*). Remarque je ne sais pas s'ils en ont vendu des masses non plus... Et là vous me direz oui mais c'est pas un disque d'Art Zoyd, c'est un disque de Valentine Petit, euh qui c'est celle-là ? Moi non plus j'en avais jamais entendu parler et je serais passé à côté de son album si je n'avais pas eu la curiosité de regarder qui l'accompagnait sur la pochette intérieure (oui la curiosité est un vilain défaut) : à savoir donc Thierry Zaboitzeff (qui signe toutes les musiques sauf une) et Gérard Hourbette, les deux têtes pensantes du Art Zoyd de l'époque, ainsi que Daniel Denis de-chez-Univers-Zéro-en-face aux percussions (quoique là je soupçonne qu'on entende aussi beaucoup de boîtes à rythmes)...

Un faux air de Liane Foly sur les photos de la pochette...
Après recherches il s'avère que Valentine Petit est la fille de Zizi Jeanmaire et de Roland Petit (pour qui les Zoyd avaient composé de la musique de ballet, ça explique peut-être la connection). Elle a une voix heureusement moins crispante que sa mère, ses prestations vocales ne sont guère non plus époustouflantes quoiqu'on puisse évidemment trouver pire. Il faut dire aussi que ses textes qui se veulent sulfureux l'aident à tomber assez régulièrement dans le ridicule (et parler franglais ça n'aide pas toujours à se faire comprendre). Oui mais bon, si on a acheté le disque c'est quand même surtout pour Zab et cie, alors qu'est-ce qu'on a de ce côté-là ? Clairement, la musique est inhabituellement (pour ces mecs) simple, accessible et même parfois dansante (dansante au sens discothèque, pas au sens spectacle chorégraphique intello, hein...). Quelques passages font appel à des sonorités un peu plus austères (en particulier le titre composé par Hourbette) qui trahissent le pedigree des musiciens, mais sinon dans l'ensemble ça n'a pas grand-chose à voir avec leur RIO sinistre usuel, ceci dit c'est relativement bien réalisé (malgré les techniques de l'époque : fin 80s début 90s, la pire période des synthés craignos...) et, autant l'avouer, moins pénible à écouter que certains de leurs trucs...
Certes pour les intégristes du RIO, s'il y en a, ça sent la trahison, mais passée la surprise (bonne ou mauvaise... bon d'accord, mauvaise) de la première écoute, le résultat n'est pas catastrophique quoiqu'assez inégal avec quelques chansons plutôt réussies et d'autres bien pourries quand même...




Je n'ai pas trouvé de vidéo de la fille sur youtube alors je vous mets une vidéo de la mère :


en fait si j'ai trouvé une vidéo, mais elle est sur le site officiel et je n'ai pas vu de moyen de l'intégrer (et pis c'est le clip de la première chanson de l'album qui est aussi une des plus nulles musicalement parlant... enfin si vous voulez vraiment c'est ici)

(*) les mieux informés ou les plus collectionneurs d'entre vous se rappelleront que Carrère distribuait les disques du label Cobra à une époque, certes mais...

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